Appels à réactiver l'Inspection pour enquêter sur des soupçons de corruption dans certains bureaux de douane

Les appels se multiplient en Mauritanie pour réactiver le rôle de l'Inspection Générale d'État et ouvrir des enquêtes transparentes sur les soupçons de pratiques illégales au sein de certains bureaux de douane, sur fond de rumeurs concernant des ententes illicites présumées entre certains agents et déclarants en douane.
​Ces allégations, qui nécessitent une vérification par les organes de contrôle compétents, évoquent de possibles manipulations de certaines procédures douanières. De telles pratiques risqueraient de priver le Trésor public d'une partie de ses ressources financières, alors même que les recettes douanières constituent l'une des principales sources de revenus publics.
​Ces accusations soulèvent des questions sur l'efficacité des mécanismes de contrôle interne au sein des services douaniers, ainsi que sur leur capacité à détecter d'éventuels dépassements, à prévenir les conflits d'intérêts ou à empêcher l'exploitation de la fonction publique à des fins personnelles.
​Des observateurs estiment que l'ouverture d'une enquête officielle et indépendante sur ces affirmations permettrait d'en vérifier le bien-fondé et d'établir clairement les responsabilités — qu'il s'agisse de confirmer des infractions ou d'en constater l'absence de preuves. Une telle démarche mettrait fin aux rumeurs tout en préservant la réputation des fonctionnaires et des institutions concernés.
​Cela s'inscrit dans le contexte des réaffirmations successives du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani quant à la poursuite de la lutte contre la corruption et au renforcement de la gouvernance et de la transparence. La réactivation des organes de contrôle et d'enquête face à ces soupçons constitue ainsi un test grandeur nature pour mesurer l'efficacité des mécanismes de redevabilité.