
Le ministre mauritanien de la Défense et des Retraités, Hanena Ould Sidi, a affirmé que la prévention des conflits en Afrique passe nécessairement par la lutte contre la fragilité institutionnelle, la pauvreté, le chômage, la mauvaise gouvernance, les inégalités sociales et le manque d’opportunités pour les jeunes.
Dans une allocution prononcée lors de sa participation à la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue à Luanda, capitale de l’Angola, le ministre a souligné que la Mauritanie s’appuie, dans le cadre de l’approche sécuritaire intégrée mise en place par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, sur la conviction qu’« il n’y a pas de développement durable sans sécurité, ni de sécurité là où persistent les fragilités institutionnelles, économiques et sociales ».
Hanena Ould Sidi a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’adopter une approche globale de la prévention des conflits, combinant les dimensions sécuritaire, économique, sociale et institutionnelle afin de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité.
La session extraordinaire de l’Union africaine examine notamment les mécanismes de prévention et de règlement des conflits, ainsi que le renforcement des instruments politiques, juridiques et financiers de l’organisation pour faire face aux crises, soutenir les efforts de médiation et améliorer la coordination entre les mécanismes continentaux et régionaux.
Les travaux mettent également l’accent sur la consolidation du principe de « solutions africaines aux problèmes africains », à travers le renforcement des capacités de l’Union africaine à prévenir les crises et à y apporter des réponses adaptées.


