Monsieur le Député, Il est des moments dans l’histoire d’un pays où la parole publique cesse d’être un simple instrument de positionnement pour devenir une épreuve de responsabilité. Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments décisifs.
L’insécurité au Sahel occupe de moins en moins de place dans le paysage médiatique et diplomatique. A-t-elle réellement diminué d’intensité ? Ses dynamiques évoluent-elles vers l’apaisement ? Ou bien l’attention du monde s’est-elle simplement déplacée ?
Pour une fois, je ne répondrai pas “kham”*, bien que le champ de la réflexion géopolitique se prête volontiers à ce type de doute qui m’habite.
Le Parti « TEKAMOUL » (Intégration) en cours de reconnaissance a organisé ce mercredi 1er avril 2026 à son siège sis Marché Lekbeid à Nouakchott une conférence où la formation politique a avancé une proposition relative au report du dialogue national afin de renforcer les principes d’inclusion et de pluralisme.
La Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez a suivi avec intérêt le processus de recrutement des membres de l’autorité nationale de lutte contre la corruption qui a été lancé à partir du 19 février 2026.
Le Parti Insaf au pouvoir a appelé tous les acteurs politiques, médiatiques et de la société civile à agir de manière responsable, à privilégier l'intérêt national et à soutenir les efforts du gouvernement pour relever les défis économiques actuels, notamment face à la hausse des prix mondiaux des hydrocarbures.
Dans un contexte de tensions régionales croissantes, des mises en garde américaines ont évoqué d’éventuels risques sécuritaires à Nouakchott. Pourtant, une lecture posée de la réalité révèle un décalage manifeste entre ces inquiétudes et les données du terrain, dans un pays resté à l’écart des foyers de conflit et capable d’assurer sa stabilité ainsi que la sécurité de son environnement diplomatique.
À mesure que les tensions régionales alimentent les inquiétudes, une idée pernicieuse gagne du terrain : celle selon laquelle le Mali nourrirait des ambitions territoriales sur la Mauritanie. Cette thèse, répétée sans preuve, relève moins de l’analyse que de la construction d’un imaginaire de peur.
Ces derniers temps, certaines voix intellectuelles ont remis à l’avant-scène la question de La Güera et, au-delà, celle du Sahara occidental tout entier. Mais une lecture sérieuse de ce dossier impose de ne pas se laisser enfermer dans les seules années 1970, ni dans les simplifications rétrospectives qu’autorisent les passions contemporaines.
Jamais homme politique n'avait tant éveillé ma curiosité, passionné et intrigué dans son parcours que notre actuel Premier Ministre, M. El Moctar Ould Diay.